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Traduction de l'article du magazine Total Film
Samedi 6 Janvier 2018
Publié par KILIAN

CROFT CONVERSION

Alicia Vikander ramène la First Lady des jeux vidéo sur le grand écran, mais en plus endurante, plus humaine et armée d’un arsenal d’émotions ainsi que d’un arc et ses flèches. Total Film revient là où TOMB RAIDER a commencé, au Manoir Croft, pour rencontrer une icône en plein (re)devenir.

Nous sommes le 11 Mai 2017. Un jour banal pour beaucoup mais pour une Lara Croft de 21 ans, c’est un retour à la maison très attendu. Marchant à travers le jardin gravillonné de Wilton House, l’exquise demeure du Wiltshire utilisée pour figurer le Manoir Croft, voici l’oscarisée Alicia Vikander et, cachée derrière les buissons environnants, l’équipe de Total Film. Alors que Vikander approche lentement de la porte d’entrée de sa demeure ancestrale pour la première fois en 7 ans, les signes que les lieux ont été fortement négligés, sautent aux yeux : à l’extérieur, une couche de feuilles mortes tapisse une fontaine asséchée, tandis qu’à l’intérieur, le mobilier recouvert de draps blancs donne l’impression que le Manoir Croft héberge une convention de putain de fantômes. Mais ce n’est pas la seule chose qui a changé.

Arborant une veste de motard, un t-shirt blanc et un pantalon cargo, Lara a fait du chemin depuis ses hauts moulants, son mini-short et sa paire de holsters serrés qui l’ont vu érigée en sex symbol virtuel. Réinventée et redynamisée, cette Croft est moins une pin-up qu’une femme qui pourrait vous planter au mur avec un piolet. Et elle poursuit un secret qui pourrait renverser le cours de son existence.

Les mystères millénaires et les reliques légendaires ont nourri les jeux Tomb Raider depuis 1996, mais ce n’est pas là le secret de la longévité de la série. Si Wonder Woman est la super-héroïne la plus populaire de la planète, Lara Croft est son équivalent vidéoludique. Une lady britannique bien propre sur elle avec le talent d’Indiana Jones pour retrouver des artefacts perdus, le rendu réaliste de cet avatar des jeux était révolutionnaire pour l’époque. « Tomb Raider était un des premiers jeux auquel j’ai joué » se souvient Vikander, qui rencontra Lara grâce à la Playstation d’un ami de sa famille. « J’étais intriguée, car j’avais uniquement vu des héros d’action masculin à l’écran, et soudain il y avait une fille. »

Cette fille est devenue la star de plus d’une douzaine de jeux vidéo, vendant plus de 58 millions d’exemplaires et apparaissant en couverture de nombreux magazines (dont Loaded, dans les beaux jours des magazines masculins). Phénomène de la pop-culture, elle a sauté le pas des films live dans le "Lara Croft : Tomb Raider" de Simon West en 2001, avec Angelina Jolie et Daniel Craig dans les rôles principaux. Cette stupide blague d’action post-Matrix peut généreusement être décrite comme « quelque chose d’un peu fun », ce qui est toujours plus que ce que l’on peut dire au sujet de la suite signée Jan De Bont en 2003, "Lara Croft Tomb Raider : Le Berceau de la Vie". Dans les deux films, cependant, Jolie incarna le casting parfait pour l’archéologue en recherche de sensations fortes.

RETOUR AUX FONDAMENTAUX

La Croft de Vikander, toutefois, est résolument différente. « Angelina en a fait un rôle iconique » reconnaît l’actrice suédoise. « Je savais que nous ne serions pas capables de le refaire et ce n’était de toute façon pas ce que nous tentions de faire. Nous revenons au tout début et racontons l’histoire de ses origines. »

L’origine de cette histoire particulière commence avec le prestigieux producteur Graham King (World War Z, The Departed), qui avait optionné les droits pour Tomb Raider en 2011. Désireux de sortir un film en 2013 en même temps que le nouveau jeu, tous deux devant servir de reboot majeur pour la franchise, l’impossibilité de trouver une star et un réalisateur adéquats mit le projet du film en veille, laissant le jeu voler de ses propres ailes. Les jeux Tomb Raider (2013) et sa suite en 2015, Rise of the Tomb Raider, ont envisagé une Lara radicalement différente : vulnérable mais résistante et particulièrement douée au tir à l’arc. Succès total, ils ramenèrent Lara à un stade de popularité qu’elle n’avait plus connu depuis des années. Toute adaptation devait alors requérir une fraîcheur d’approche similaire. Arrive alors le réalisateur norvégien Roar Uthaug. King et ses amis producteurs avaient été emportés par son film catastrophe sauvage et aquatique "The Wave" et plus particulièrement pas son rare talent pour gérer des scènes d’action à grande échelle tout en conservant son attention sur les émotions significatives des personnages. La scandinave Vikander fut tout aussi bouleversée. « J’étais vraiment impressionné par la manière dont il était capable de tourner ce genre de film bourré d’émotions » raconte-t-elle, jointe par Total Film pendant sa pause déjeuner. « Je me suis sentie très proche de ces personnages et emportée dans cette aventure. C’est exactement ce qu’il essaye de faire avec ce projet (TR). »

Décrivant les jeux comme « révolutionnaires », Uthaug se rappelle comment il s’agglutinait devant la TV avec ses colocataires en Norvège pour y jouer et exprime toute son admiration pour le travail des développeurs de Crystal Dynamics dans leur réinvention de Lara. « Nous nous sommes basés sur les jeux du reboot, où nous rencontrons Lara avant qu’elle ne soit la Tomb Raider. » explique-t-il. « Ils ont fait un travail admirable en actualisant Lara Croft, en la rendant plus moderne. J’aime le fait qu’ils l’aient faite moins… je ne dirai pas personnage de dessin animé, mais disons qu’elle fait maintenant partie du monde réel. »

Réelle, à laquelle on peut s’identifier, authentique… Demandez à n’importe qui s’étant investi dans la création de Tomb Raider et vous pourrez jouer à un jeu d’alcool à partir de ces 3 seuls mots. Leur utilisation est justifiée. Filmant autant que possible les actions exténuantes en huis clos, Uthaug avait un but, « faire en sorte que le public s’inquiète pour Lara Croft et se soucie d’elle comme d’une personne réelle. » Dans ce but, Lara a une nouvelle biographie. Au lieu d’être une snobinarde privilégiée vivant avec un majordome, elle a en fait vécu par ses propres moyens depuis que son père Lord Richard Croft (Dominic West) a disparu sans laisser de traces alors qu’elle avait à peine 14 ans. Travaillant à présent pour une société de coursiers à vélo et vivant dans un « espace communautaire », Lara cache ses responsabilités derrière une vie sans but et cosmopolite.

Filmé dans et aux alentours des rues de l’East London, c’est un mode de vie que Vikander connaît bien pour avoir vécu en colocation tout en faisant des petits boulots un peu partout en ville quand elle avait la vingtaine. « Ce que j’aime ce qu’il y aura beaucoup de jeunes gens, beaucoup de filles, qui pourront s’identifier à elle » explique Vikander. « Elle essaye de trouver son chemin dans la vie, qui elle est et quelle est son histoire. » L’histoire de Lara, nimbée de mystères, revient au centre de son attention lorsque son père est déclaré mort et que sa compagnie – Croft Holdings – est confiée à Lara. Seulement l’excentrique Croft senior a laissé à Lara un puzzle en forme de boîte. A l’intérieur, une clé, qui mène Lara chez elle.

SUR LA ROUTE

De retour sur le plateau, Total Film admire les 14 500 hectares préservés et immaculés de Wilton House, lorsque que le premier assistant de direction crie soudain « Action ! ». Clé en main, Vikander inspecte le chemin, s’arrêtant et souriant alors qu’elle regarde la crypte de la famille Croft. Déverrouillant la porte vers une pièce cachée à l’intérieur, elle découvre un message vidéo la mettant en garde contre un danger mortel se trouvant dans la légendaire tombe de l’impératrice Himiko, située sur l’île du Yamatai, au large des côtes japonaises. Emplie d’un but pour la première fois depuis des années, Lara se rend à Hong Kong pour terminer le travail de son père.

Le lien avec son père décédé est devenu un fil conducteur à travers les 20 ans de Tomb Raider et les relations entre les deux, seront toutes aussi cruciales ici. Tous deux ont en effet un « connexion très forte » selon Uthaug – un lien qui s’étend aussi bien au-delà de l’écran. « Il s’agit d’une véritable carrière pour moi, car je jouais déjà le père d’Alicia dans Testament of Youth » plaisante West. Tout en discutant avec Total Film dans l’extravagante chambre du Double Cube, où Stanley Kubrick tourna des scènes de Barry Lyndon, même l’habituellement charmant Dominic West semble un peu mal habillé avec ce blazer bleu, ce pantalon bleu sombre et ces baskets Asics à semelles orange. Présent pour tourner les scènes de flashbacks avec une Lara de 7 ans (jouée par Maisy de Freitas puis Emily Carey à 14 ans), West était intriguée par la profondeur émotionnelle qui lui fut demandée pour un film à effets spéciaux comme celui-ci. « Je ne pense pas que vous puissiez voir si souvent, dans un film d’action à gros budget, le genre de scène que j’ai tournées, parce qu’elles sont très personnelles. Elles sont familiales et heureusement, assez émouvantes. »

En plus d’un archéologue obsessionnel qui tombe sur la découverte de sa vie juste avant sa mort, il y a une allusion à l’éducation parentale extrême du Captain Fantastic de Viggo Mortensen et Croft senior. « Vous devez voir de qui cette fille un peu folle doit tenir » raconte West, que Total Film surprend plus tard en train d’observer un Rembrandt – l’avantage de tourner dans une majestueuse demeure. « Il a un bagage scolaire, mais également militaire. C’est un de ces père psychopathes qui abandonne ses enfants à flanc de montagne et leur dit : Survivez ! »

EAUX PROFONDES

Heureusement pour Lara, l’entraînement de ce « psycho-père » lui sauvera la vie. Se mettant en route pour un périlleux voyage, Lara affrète un navire délabré appartenant à Lu Ren (Daniel Wu). Construit à une échelle réelle dans un bassin mesurant de 18 mètres par 27 et monté sur vérins hydrauliques, il est la preuve tangible de la volonté de Uthaug de filmer autant d’action réelle que possible. Naufragée après un terrible orage, Lara s’échoue sur les côtes escarpées du Yamatai… et est immédiatement capturée par Mathias Vogel (Walton Goggins, The Shield, The Hateful Eight) qui a passé 9 mois à essayer d’ouvrir la tombe d'Himiko. En ces temps de méchants de blockbusters vite oubliés, l’équipe de Tomb Raider s’efforce de s’assurer que Vogel ne soit pas un antagoniste stéréotypé. Universitaire rival et ancien collègue de Richard Croft qui s’est rallié à L’Homme, Goggins apporte un précieux point de vue extérieur à l’histoire.

« Ce que j’ai dit (à Uthaug et King) était que je voulais comme entrer dans ce monde en rencontrant Mathias Vogel, le mercredi de la plus longue semaine de sa vie » raconte Goggins, d’une voix traînante familière.

Etranger aux jeux vidéo – en fait, aucun jeu depuis Galaga – Goggins est un des acteurs les plus constamment brillants d’Hollywood, une qualité que les studios s’arrachent – il apparaîtra dans "Tomb Raider", "Maze Runner : The Death Cure" et "Ant-Man & The Wasp" rien que pour cette seule année. « Il est épuisé mentalement et émotionnellement » continue Goggins. « Il n’est pas en position de force, c’est une personne à court d’options, qui tout à coup se retrouve avec la clé qui peut ouvrir la porte de sa liberté. Donc pour moi, c’était une façon différente d’expérimenter un film à gros budget. »

Filmé principalement au Cap pour figurer l’île exotique du Yamatai, alors que le film s’inspire fortement de l’iconographie du jeu – il inclura Lara maniant sa désormais marque de fabrique, l’arc et le piolet, et recréera au moins une séquence-clé, au moment où Lara s’échappe des griffes de Vogel en se frayant un chemin le long de l’épave d’un bombardier de la 2è Guerre Mondiale. Mais si tout ceci semble manquer un peu de tombeau, n’ayez crainte – la dernière demeure de l’Impératrice Himiko ne vous décevra pas. « Lorsque j’ai pénétré dans la tombe, j’étais comme une gamine » raconte Vikander au sujet des énormes décors du production designer Gary Freeman. « Je me souviens, je me tenais debout avec Walton Goggins et j’étais genre : Regarde-moi tout ça ! C’est si vaste. Ça doit être le plus beau plateau de tournage que j’ai vu. »

HÉROÏNE D'ACTION

Pleine d’un enthousiasme contagieux pour ce projet, Vikander a de nombreuses raisons d’être heureuse – elle rêvait d’obtenir le rôle principal d’un film d’aventures à l’ancienne depuis son enfance. « Je ne sais pas combien de fois j’ai pu regarder Indiana Jones ou La Momie » raconte-t-elle avec impatience. « Du coup, non seulement j’ai pu jouer une héroïne d’action, ce que j’espérais depuis longtemps avec mon passé de danseuse, mais en plus j’ai mis le pied dans cette aventure pour jouer Lara, ce qui me semble assez surréaliste. »

Vikander s’est physiquement transformée pour ce rôle et « réalise beaucoup de scènes de combats et de sauts accrochée à des câbles », raconte Uthaug. La physicalité de Lara a « défini beaucoup de mon travail de préproduction » ajoute Vikander, posant comme un boxeur. « Elle a ce côté physique. Je ne sais pas si peux dire garçon manqué, mais elle s’entraîne, elle court et elle est joueuse. Et tout au long du film, elle doit se servir de ces capacités qu’elle n’aurait jamais soupçonné chez elle. » L’entraînement, naturellement, était complet. Il incluait aussi bien de jouer aux jeux récent (la partie fun) que d’aller en salle de sport (la partie moins fun), Vikander a ajouté 4 kg de muscles à sa fine silhouette. « J’ai demandé à Magnus, mon entraîneur, qui a fait un travail incroyable avec Alexander Skarsgård pour "Tarzan" et Ben Affleck pour "Batman" : est-ce que tu peux me faire ressembler à ça ? » raconte-t-elle en rigolant. Travaillant 6 jours par semaine pendant des mois d’affilée, Vikander a pratiqué « le MMA et beaucoup d’escalade, plus 1h chaque matin à soulever des poids et de grandes séries d’exercices », tout ça avant le maquillage. Mangeant 5 fois par jour, Vikander a abaissé son cardio au minimum pour se muscler. « J’ai énormément modifié mon corps. C’est assez incroyable de voir à quel point on peut le faire. »

Mais vous n’engagez pas quelqu’un du calibre de Vikander si son physique est votre unique exigence. La très talentueuse suédoise apporte une charge émotionnelle à Lara que les jeux vidéo n’ont pas encore réussi à obtenir. « Alicia est une des plus grandes actrices de sa génération, sans tenir compte des films où elle tient le rôle-titre » assure Goggins. « Tout est réuni pour que ça devienne une grande franchise de blockbuster. »

Une question subsiste à propos du film : peut-il briser la malédiction des films d’adaptations de jeux vidéo dont le mari de Vikander, Michael Fassbender, a été victime avec Assassin’s Creed ? Et à trop coller à l’apparence et au contenu du jeu, apporte-t-il réellement quelque chose de neuf ? Mais il ne fait aucun doute que "Tomb Raider" a trouvé en Vikander une héroïne de qualité. « Elle possède la vulnérabilité et l’accessibilité nécessaire. Et elle assure dans les scènes d’action. » sourit Uthaug. « Cette combinaison fait d’Alicia la parfaite Lara Croft de notre génération. »

Traduit par Killian et Mahé.

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